10 avril 2006

Je ponce, donc je suis…poussièreux.

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 11:22

Peu de choses à raconter, car les fastidieuses heures de ponçage se ressemblent toutes. J’avance à pas de fourmi, mais je soulève un nuage de poussière digne d’une charge d’éléphants dans la savane. Poussière qui m’oblige à m’affubler de protections sans lesquelles mes voies respiratoires deviendraient vite une curiosité médicale.

Un petit air d’extra-terrestre, saisi par Thierry.
Thierry qui m’a d’ailleurs parlé d’un traîtement à base de colle PPU qui pourrait être efficace sur les débuts de pourriture sêche dont j’ai parlé précédemment. Un recette à obtenir auprès de SEQUANA.

• • •

14 février 2006

Mauvaise surprise

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 11:25

Allongé sur des traverses à l’intérieur du bateau, je décape péniblement le fond en utilisant divers racloirs et brosses. Et là, mauvaise surprise : l’extrèmité des lattes ployées est noircie et friable en surface. Je dois pousser le diagnostique mais je sais d’ores et déjà qu’il va falloir assainir le fond : éliminer le bois pourri (ça y est j’ai laché le mot) et le remplacer par des lattes neuves. Un surcroit de travail totalement imprévu car un professionnel m’avait affirmé que les fonds étaient sains.

• • •

4 janvier 2006

Fin de l’installation et début des travaux

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 13:44

Quelques séances de travail en résumé, à commencer par l’organisation du chantier. J’ai posé le bateau sur un petit chariot afin de le déplacer à volonté pour pouvoir travailler autour sans gène. Vous l’avez probablement constaté sur les photos de l’article précédent : il y a peu de place entre les bateaux! Ce ber est provisoire car le bateau est instable : il faudra caler la coque pour travailler à l’intérieur, puis il faudra trouver un moyen de retourner le bateau (mais on abordera ce problème en temps voulu : il y a déjà fort à faire).
Il m’a fallu ensuite trouver un espace pour y stocker tout ce que j’ai démonté du canot : sièges, pare-brise, pont etc. Pas de place au sol? Je me fabrique une mezzanine, car la hauteur sous plafond est généreuse (voir photo).

Depuis? Hé bien…ponçage! J’essaie un décapant vendu chez Massybois (très cher) : cela m’aide un peu mais il n’y a pas de miracle. Le vernis d’origine est très, très, très dur à attaquer. J’utilise selon les endroits des raclettes, ou des brosses abrasives montées sur une perceuse (avec un flexible pour mieux manipuler). Un ami de Jean-Jacques m’a un jour prèté une meuleuse professionnelle sur laquelle j’ai monté une brosse : merci encore pour le temps gagné! Pour les surfaces importantes, je pense utiliser une ponceuse excentrique. Mais si vous regardez l’intérieur de la coque, sur la photo ci-dessus, vous pouvez imaginer que j’ai du temps à passer dans les recoins entre les lattes avant d’attaquer les grandes surfaces extérieures.
Bonne année à tous!

• • •

23 novembre 2005

Arrivée à l’atelier de Nautique Sèvres

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 22:01

22 octobre. Matinée consacrée au nettoyage des abords du chantier. Je profite de la présence de nombreux membres qui vont m’aider à rentrer mon canot entre le Seil de l’association et le projet de bateau à vapeur Keltia.

Il faudra porter mon Poncelet à la force des bras pour qu’il rejoigne sa place. Un grand merci à tous, et à Jean-Jacques qui a immortalisé ce moment.

• • •

21 novembre 2005

Histoire du chantier naval Poncelet

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 11:32

1932 : Paul Poncelet âgé de 42 ans, décide de quitter la S.A.B.C.A (Société Anonyme Belge de Constructions Aéronautiques) où il était contremaître, afin de créer sa propre entreprise. Initialement, les activités sont directement liées au domaine de l’aviation avec la fabrication d’hélices en bois. Souhaitant élargir la gamme des produits, Paul Poncelet se lance dans le domaine nautique en créant des embarcations en bois moulé s’inspirant des canoés canadiens.

A la fin de la deuxième guerre mondiale l’entreprise fabrique pour l’armée belge des hélices en bois destinées à l’avion-école SV4. La Force Aérienne lui demandera aussi d’effectuer la révision et réparation des hélices des fameux avions Spitfire.

En 1952, le fils de Paul, Albert Poncelet reprend la direction de l’entreprise. Cette reprise coincide aussi avec la naissance d'un hors-bord 4,45m à fond plat.

Initialement cette embarcation était fabriquée dans sa forme la plus dépouillée, mais elle connut une évolution constante jusqu’aux années 60 qui furent les années de gloire de ce modèle. Ensuite se succèdèrent les coques en V avec différents modèles allant de 4,50m à 6,20m.


En 1982, les Etablissements Poncelet sortent un bateau bimoteur de 9m destiné à naviguer en Italie. C’est le plus grand Poncelet jamais construit. Son concepteur, Albert Poncelet, décède en août de la même année à l’age de 61 ans. Son épouse poursuit les affaires puis les cède à son fils Roger en 1984.

Roger Poncelet se focalise plus spécifiquement sur le développement d'une activité éolienne, et la fabrication d'hélices en bois pour avions anciens et ULM, sport en plein essor à cette époque. Il se consacre aussi à l'entretien et la restauration de bateaux. La construction de bateaux est en veilleuse. Le dernier bateau construit à ce jour est un superbe 6,20m commandé en 1993 et livré en 1995.
Aujourd'hui les établissements Poncelet continuent à entretenir et restaurer les nombreux bateaux Poncelet sortis de ses ateliers.

(Photographies et textes repris en partie sur le site Internet des établissements Poncelet.)

• • •

18 novembre 2005

Histoire d'un sauvetage.

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 15:02

Le bateau a été abandonné par son propriétaire dans un village d'Isère, il y a quelques années : il fut donné en paiement d'une réparation à un mécanicien automobile qui rangea le bateau derrière son hangar, exposé aux intempéries. Après plusieurs années, las de voir ce bateau encombrer son terrain, le garagiste décida de le découper à la tronçonneuse pour le brûler. In extremis, l'un de ses amis l'en dissuada et, promettant de l'en débarrasser, le mis en vente aux enchères sur un site Internet : deux petites photographies floues accompagnées d'un commentaire laconique « Bateau en bois sans moteur ». Je fus le seul enchérisseur. C'est ainsi que j'ai fait l'acquisition de ce bateau, alors de marque inconnue, pour une somme dérisoire.

J'ai entreposé le canot chez un ami, puis je me suis lancé à la recherche d'informations pour identifier le bateau. C'est en Belgique que j'ai retrouvé la trace du constructeur : j'ai eu la surprise d'apprendre que les établissements Poncelet, probables constructeurs de mon bateau, étaient encore en activité. L'existence de l'entreprise reposait désormais principalement sur deux activités : la vente de panneaux solaires et la fabrication d'hélices d'avion en bois. Aucun bateau n'était sorti des ateliers depuis longtemps. J'ai pris contact avec Monsieur Roger Poncelet, et je lui ai décrit le bateau afin de vérifier qu'il s'agissait bien d'un des canots sortis de ses ateliers. Certain d'avoir retrouvé l'un des bateaux fabriqués par son père, Monsieur Poncelet m'invita alors à venir en Belgique lui montrer le canot afin qu'il l'expertise et me donne des conseils pour en commencer la restauration. Ce que je fis.

Monsieur Poncelet ayant émis un verdict positif sur la faisabilité de mon projet de restauration (pas de pourriture du bois, pas de grosse réparation à part un trou important dans la coque), je lui ai confié la réparation du trou dans la coque, puis, de retour en France, je me suis mis au travail.

• • •

La restauration.

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 14:58

Les travaux déjà effectués :
o Démontage complet du bateau.
o Suppression d'un nombre très important de clous et vis cassés et rouillés résultant de réparations de fortune.
o Réparation d'un important trou dans la coque.
o Démontage du pont.
o Recollage des membrures ployées.
o Recollage d'un bordé.
o Ponçage en cours.

Les travaux à effectuer :
o Finir le ponçage intérieur et extérieur.
o Réparation par empiècement à quelques endroits devant recevoir le pont (peu de parties concernées).
o Pose d'un pont neuf.
o Pose d'un plancher neuf.
o Peinture et vernissage intérieur et extérieur.
o Polissage et pose des parures métalliques (aluminium) et du pare-brise.
o Nettoyage et petite réfection des sièges (dégriper/remplacer les charnières).
o Pose de la direction, et du moteur (Mercury 85 CV arbre court, 6cylindres, datant de 1963, en cours de réfection).
o Accastillage.

• • •

Objectif de la restauration.

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 14:53

La restauration elle-même et le plaisir que l'on éprouve à réaliser un tel projet de ses propres mains fait partie intégrante de ce qui motive mon projet. Mais je suis aussi un amoureux de la navigation et j'espère pouvoir, une fois mon projet mené à bien, naviguer sur la seine, avec si possible Nautique Sèvres comme « port d'attache », afin de partager les joies de la navigation comme j'aurai partagé celles de la construction.

• • •

17 novembre 2005

Le bateau en projet.

Enregistré dans : Non classé — Administrateur @ 12:22

Il s'agit d'un canot de 5 m X 1,80 m en bordés jointifs sur membrures ployées (bordés extérieurs en acajou), à moteur hors-bord, de fabrication Belge et de marque Poncelet, daté approximativement des années soixante.

Voici un canot du même type flambant neuf, il y a quelques 40 ans.

• • •
Powered by: WordPress • Template by: Wench