Construction, restauration
L'atelier a trouvé cette année son rythme de croisière, l'occupation a été maximale, elle se répartit ainsi:
Bateaux du club :
- Un troisième Seil est en construction. Avancement des travaux: 30%
Bateaux des membres :
- En restauration : Un FINN des années 50. Avancement des travaux: 15%
- En construction :
- Une petite prame de 3,10 m. Avancement des travaux: 30%.
- Un dériveur à clins de 3,90 m.Avancement des travaux: 10%
- Une chaloupe coque en streep planking et machine thermique à vapeur. Avancement des travaux: 70%
- Un FIGARO. Avancement des travaux: 90%
La première mise à l'eau de l'année:
Nautique Sèvres a eu le plaisir de mettre à l'eau le premier bateau entièrement construit dans son chantier par un membre. Jolie bête que la Bette Provençale
Les dessous de l'escalier
FP. Brossard
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La première phase de travaux a été réalisée par la Mairie de Sèvres afin de rendre accessible le local sous l'escalier de la gare. Un premier pas pour le regroupement des activités en un même lieu est amorcé. Ce regroupement sur les berges va dans l'esprit de cohésion de la base nautique et permet à Nautique Sèvres de ne plus être isolé du plan d'eau et de pouvoir enfin rejoindre les autres activités nautiques (kayak, aviron, SNSM ) déjà présentes dans des locaux sous la gare et le Pont de Sèvres. Ce local, comme souhaité et demandé par le club, va permettre un accueil et une surveillance du plan d'eau lors des diverses activités et manifestations. Avec l'arrivée de nouveaux moyens de mise à l'eau mis en place par le club cette année (grue, treuil, remorque) ce local permettra bien que petit, de concentrer la convivialité de ses membres de plus en plus nombreux. Un seul regret, l'occultation coté Tram, retire aux nombreux franciliens en transit, le plaisir d'apprécier la présence d'un point d'accueil nautique sur place. Une deuxième tranche de travaux doit permettre l'assainissement du local et peut-être cette ouverture visuelle sur le Tram.
La bette provençale
Albin Ballestra![]()
Un bateau traditionnel
La Bette est un petit bateau dont la forme rappelle assez bien celle des Terre-Neuvas, toutefois alors que les Doris présentent à l'arrière un étroit tableau triangulaire la Bette a un arrière pointu comme tous les bateaux méditerranéens.
La Bette était par définition une embarcation minimum, complétant admirablement le cabanon, et convenant bien aux plaisanciers.
Après avoir été l'humble embarcation des petits pécheurs marseillais, la Bette était devenue, au début de ce siècle, un voilier de régate très prisé. Ces bateaux ont même constitué pendant une trentaine d'année la série la plus nombreuse et la plus active de tout le midi méditerranéen.
Une réglementation ultra simplifiée interdisait les « Fin Keels » (ou quilles) et les dérives, et limitait à 10 cm la profondeur de la quille extérieure.
Depuis toujours on savait faire gîter ou « marcher à la bande » les Bettes pour faire un meilleur prés.
Pour améliorer encore la marche, certains eurent l'idée d'utiliser des safrans de plus en plus grands et d'incliner davantage l'étambot tout en redressant l'étrave, ce qui permettait d'augmenter la surface du plan de dérive mince et surtout de l'avancer pour un meilleur équilibre sous voiles.
Alors qu'elle avait été répandue du Languedoc jusqu'au confins des Alpes Maritimes, en quelques années elle avait pratiquement disparu de nos côtes.
Les plaisanciers lui trouvaient des défauts probablement réels, en oubliant un peu vite ses qualités pourtant pas négligeables.
- Echouage à plat.
- Tirage à terre facile.
- Tirant d'eau minimum.
- Courbe de stabilité qui augmente avec la gîte.
Une construction moderne
La Bette, bateau de construction simple, sous sa forme traditionnelle a encore gagné en simplicité avec l'utilisation du contreplaqué, sans y laisser la moindre de ses qualités.
De plus les défauts inhérents à la construction traditionnelle qui étaient liés aux problèmes de calfatage et d'étanchéité aux bouchains, sont maintenant résolus avec l'utilisation de résines époxy et la pratique du joint congé.
Les caractéristiques de sa ligne, due à sa tonture accentuée et à extrémités élancées complétées par son gréement recourant à une voile latine, lui donne une esthétique originale dont le célèbre tableau de Van Gogh « Barques aux Saintes Marie » traduit toute l'élégance.
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Albin et sa Bette sur la Seine devant le ponton de Nautique Sèvres !
Une lasse à Sèvres
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Non sans peine après de nombreuses péripéties de transport, JLB, lasse ostréicole du début des années 50 vient reprendre du service à Nautique Sèvres après presque 50 années de travail dans les parcs à huîtres de l'île d'Oléron.
Jean Louis MAHE, ostréiculteur navigateur de passage à Paris lors de ses nombreux voyages et charmé par l'activité nautique de notre chantier , m'a légué sa lasse afin de lui éviter une fin fatale dans le fond d'une vasière Oléronaise.
Grâce à la coopération de Guy DELTEIL pour la SNSM avec le prêt de la remorque et la disponibilité légendaire de Jean Louis CHABOUD qui n'hésite pas à faire deux aller- retour dans l'île d'Oléron et casser le moteur de son Range Rover sur le bord de l'autoroute, la lasse JLB va pouvoir prendre ses nouvelles fonctions de plaisance en région parisienne.
Réalisée par le chantier LEGLISE au Château d'Oléron, cette lasse, spécifique à l'élevage des huîtres du bassin Marennes Oléron, a été construite en chêne avec jambettes et sans membrure avec un fond plat.
Pour une longueur de 7 mètres, son poids frôle les 1, 5 tonnes et se déhalai aux avirons ou à la godille avant de s'adjoindre un moteur hors-bord.
